« Malgré le fait que le crime de viol est pour lequel on porte le moins plainte, il est fréquent d'entendre que les femmes mentent lorsqu'elles disent avoir été violées.
Cette croyance se retrouve tout au long de l'histoire. Ainsi dans l'histoire mythologique de Phèdre, Phèdre repoussée par Hippolyte l'accusera de viol. Dans La Genèse, la femme de Potiphar accuse Joseph, fils de Jacob de viol après qu'il ait repoussé ses avances.
Tout au long de l'histoire, il y a une longue histoire de non croyance des femmes parlant de viol. »
« Il était 20.30 ce jeudi 2 octobre lorsque Henri Ledoux qui sortait son chien et sa poubelle, vit Georgette C. qui traversait la rue.
"Elle était seule dans la rue ! Je n'ai évidemment pas changé de trottoir, je ne suis pas de ces hommes-là", tonna le nonagénaire qui avait été grand résistant en 1946, "j'ai fait la seule chose qu'il convenait de faire : j'ai appelé la police et demandé à mon petit-fils de faire un twit". »
« En français, les débats sur la façon de dénommer les femmes ne sont pas récents certes, mais les 30 dernières années ont été particulièrement fécondes à ce sujet. Qu’il soit question de féminisation des titres, de langage non sexiste, de textes au féminin, de langage inclusif, de rédaction non sexiste ou de rédaction épicène ou encore de parité linguistique, toutes ces appellations ont pour objet de mieux manifester la présence des femmes dans la langue, car seul le fait d’être nommées permet d’exister. »
L'accès à la contraception pour les femmes vs l'accès à la contraception pour les hommes.
À propos du « formidable » discours d'Emma Watson :
« Let’s not kid ourselves into thinking that men and women have the same stake in this drive for progress. Men wield power over women. That is the crux. And we should not ignore other dimensions: white wields power over black. Straight wields power over queer. Rich wields power over poor. Feminism is about addressing the power imbalances that limit people’s opportunities to live their life to the fullest. We need men to join the feminist pursuit of social justice because it is the only right thing to do. It is a matter of human rights, not of enlightened self-interest. »
Et ça c'est précisément une des raisons pour lesquelles il vaut mieux mettre un CADRE à la GPA au lieu de bêtement l'interdire et fermer très fort les yeux sur le reste.
La meuf elle est ingénieure en aérospatial, ça fait 7 ans qu'elle s'entraîne à devenir la 1ère russe cosmonaute depuis 17 ans et tout ce qu'on lui pose comme question pendant ses conférences de presse c'est : « Comment allez vous garder des liens avec votre fille de 11 ans une fois dans l'espace ? » ou « Vous allez avoir du mal à prendre soin de vos cheveux non ? Vous nous montrerez comment ça se passe pour les laver là haut ? »
Merde.
« Pour beaucoup de personnes, y compris les victimes de harcèlement de rue, les agresseurs de rue ne sont que des mecs de banlieue, de cité, de quartiers populaires. Que des immigrés, des fauchés, des lascars, des cailleras, des ouaich, des rebeus, des renois… Je parle souvent de harcèlement de rue, avec beaucoup de personnes. Et la récurrence des déclarations précédentes m’attriste.
Non, elle me révolte, en fait. Elle me met hors de moi.
Parce qu’en ne parlant que d’un type très spécifique de harcèlement, mes copines Blanches et/ou bourgeoises invisibilisent totalement un autre type de harcèlement que, pourtant, les femmes racisées vivent aussi fréquemment et avec autant de violence. »
Aperçu de l'histoire du Guatemala et point sur les violences sexistes pendant et après la guerre civile.
Si des mécanismes d'oppression vous semblent familiers c'est normal. De nombreux sont aussi en vigueur chez nous.
Les personnes bisexuelles représentent plus de 50% des LGBT et pourtant partout que ce soit dans la société en général ou même dans les milieux lesbiens et gays, illes sont invisibilisé⋅es au point que si 70% des LG ne cachent pas leur homosexualité, il n'y a que 28% de personnes bi- qui se sentent suffisamment à l'aise pour l'assumer en public.
Cette semaine est la semaine de visibilité de la bisexualité.
Ces gens existent, ce ne sont pas des refoulé⋅es qui refusent de choisir, ce ne sont pas des immatures qui se cherchent, leur bisexualité ne disparaît pas quand illes se mettent en couple monogame. Et il est plus que temps que tout le monde le reconnaisse.
Des posters dessinés et imaginaires donnent de la motivation dessinée et imaginaire à des femmes dessinées et imaginaires.
« Il y a bien des choses qui pourraient faire débat si on veut vraiment questionner l’éthique de la presse jeu vidéo : les sites financés par des pubs de jeux, les soirées de lancement de jeu luxueuses et les goodies envoyés aux journalistes… Tout ceci brasse des sommes exorbitantes, sans commune mesure avec le destin d’un jeu textuel gratuit fait par une développeuse semi-inconnue. Zoe Quinn, et après elle Anita Sarkeesian et Jenn Frank ont été visées parce qu’elles sont des femmes, et parce qu’elles représentent une certaine image du jeu vidéo et de la critique de jeu vidéo. »
« Le 16 août, un type largué par sa petite amie décidait de publier une série de billets de blogs intitulés «The Zoe Post» détaillant son histoire sentimentale avec son ex. Et, méga-surprise, tout est de sa faute à elle : manipulatrice, infidèle, menteuse, bref, c’est la fourberie incarnée. Un cas typique de ce qu’on appelle sur le Net une «ex boyfriend revenge». »
« Dès qu’on aborde le sujet du jeu vidéo sous l’angle de la violence ou de la critique culturelle, la réponse de la communauté assholes est particulièrement violente. Tout devient difficile. Je crois que ça vient de cette construction de l’identité asshole qui est basée sur le fantasme du rejet de la part de la culture dominante. Ça remonte à loin, à l’époque où l’image du joueur de jeux vidéo ressemblait au nerd à lunettes, bouc émissaire, et tout seul dans son coin, époque où les médias généralistes remettaient constamment en cause la légitimité du jeu vidéo. Du coup, ça devient de l’ordre du réflexe de défense du statut asshole, si on ose émettre un discours différent, c’est qu’on ne fait pas parti du club. On devient un ennemi. »
Hier une amie a exprimé son emmerdement quotidien devant les remarques sexistes de l'animateur de la matinale de OüiFM. À la suite de quoi, le CM[^1] lui a répondu sur twitter que « c'est bien une remarque de gonzesse » tout en second degré et avec de l'humour.
Du coup, des féministes ont préparé une petite blague un peu potache à OüiFM pendant la nuit et sont allées scotcher des affiches sur la porte du studio.
Visiblement OüiFM fait preuve d'un flagrant manque d'humour puisque pour quelques affiches fixées avec du scotch ils sont allés porter plainte pour la dégradation de leur immeuble.
L'humour à deux vitesses ? Mais non enfin, c'est impossible !
[^1]: Il s'avère que le CM en question et l'animateur apostrophé sont une seule et même personne.
« Il existe un présupposé tenace dans notre société : la sexualité ferait partie des instincts «naturels», aussi naturels que déféquer, manger ou boire. Il semblerait que non. »
Ah ben voila un truc chouette qui va permettre aux meufs cis et aux mecs trans* de souffler un peu niveau contraception avec leur(s) partenaire(s) régulier(es). C'est où qu'on s'inscrit ?
Chose curieuse, depuis le temps qu'il y a de la recherche en contraception, les propriétaires de gonades mâles avaient le choix entre les préservatifs coûteux et la vasectomie irréversible jusqu'à cette solution qui semble idéale : Pas chère, longue durée, sans douleur, réversible.
Les personnes ayant des gonades femelles en revanche ont l'embarras de choix divers et variés mais tous chers, contraignants et/ou à effets secondaires relous/dangereux. La neutralisation des ovaires de manière abordable, indolore, durable et réversible c'est pour quand ?
« Je regrette de voir le sexisme car si, comme de nombreuses femmes, j'y voyais juste "de la connerie" ; peut-être que je serais en paix. Peut-être que je n'aurais pas l'impression d'un système si oppressif qu'il empêche de respirer parfois.
Je n'ai pas eu le choix ; nous n'avons pas le choix. J'ai ouvert les yeux et il était impossible de les refermer. On dit "pas de justice pas de paix". Le féminisme est une éternelle quête de justice alors je crois que cela veut dire que je n'aurais jamais la paix. »