« Internet trolling is not random, it is not inevitable, it is a deliberate force with a political agenda—a strong-armed goon of the conservative status quo—whether every individual troll realizes that or not.
There’s a reason why the most violent, sexually explicit, long-term abuse is reserved for people who agitate for diversity in traditionally white-male-dominated spaces: video games, comedy, atheism. Internet trolls (or, more accurately, the agitators who whip them into a frenzy) want to control who gets to talk, because their dominance is threatened by what’s being said. »
« En France, comme dans la majorité des pays européens, le taux de pauvreté des femmes est légèrement supérieur à celui des hommes: 13,8% des femmes sont concernées contre 12,2% des hommes en 2008.
Ce seuil de pauvreté correspondait en 2010 à 964 euros mensuels pour une personne seule. La moitié des personnes concernées vivent avec moins de 781 euros par mois.
On peut étudier cette situation selon deux axes :
« En linguistique, le factitif est une forme verbale qui indique que le sujet fait (ou parfois laisse) effectuer l'action par un autre agent que lui-même. »
Pour celleux qui se demande, c'est pour ça que les féministes revendiquent l'usage du passif « A été violé⋅e » plutôt que du factitif « S'est fait⋅e violer » parce que dans le factitif c'est le sujet qui initie l'action ce qui incite à penser que la victime de viol est responsable de ce qui lui arrive.
Marie Curie, née le 7 novembre 1867. Première femme avec un prix Nobel. Seule personne dans l'histoire des Nobels a avoir deux Nobels dans des domaines scientifiques différents.
Mozilla a ouvert une plateforme de publication d'éditos nommée « The Open Standard »
Il y a quelques jours ils ont publié un article dénonçant les connard du AssholeGate puis comme tout libriste dépolitisé crétin qui se respecte (alors qu'on est en droit d'en attendre UN PEU PLUS de la part de Mozilla), ils ont publiés un « droit de réponse » [1] écrit par quelqu'un de « neutre » et « d'objectif » (évidemment…) largement à charge contre les Social Justice Warriors qui eux harcèlent VRAIMENT ces pauvres petits gamers persécutés. (Mais de manière neutre et objective hein)
Ils ont fini par retirer l'article pro-trou du cul et par écrire des non excuses en disant qu'ils sont tout jeunes, que leurs standards de publication se cherchent, que finalement l'article ne répond pas à leur ligne éditorial, merci pardon.
Ce qu'ils ne disent pas, c'est pourquoi le compte twitter officiel de Firefox et de TheOpenStandard a relayé cet article et s'est mis à faver et à RT des tweets de harceleurs avérés. (Dont l'ex de Zoe Quinn, le connard dont le blog a démarré le AssholeGate…)
[1] Sérieusement, j'ai jamais autant entendu les mots « diffamation » et « droit de réponse » en dehors des milieux libristes… Il faut arrêter avec ça, c'est ridicule, dès que quelqu'un critique du code on entend « TAKAFORKÉ » et dès que quelqu'un dénonce un positionnement politique moisi ça gueule « DIFFAMATION ! LIBERTÉ D'EXPRESSION ! DROIT DE RÉPONSE ! POLITIQUEMENT CORRECT ! »
« Tout ce qui sort du cadre du stéréotype du viol « idéal » devient éminemment suspect. Si une personne n’a pas été violée par un étranger armé la nuit à l’extérieur de chez elle, elle s’expose au doute, à la négation de son non-consentement. On exige de la victime qu’elle soit sans faille ni reproche, toute part d’ombre pourra être retenue contre elle. La victime parfaite n’a pas de passé, elle n’envoie pas de sextos, elle est chaste sinon elle privilégie la position du missionnaire une fois par semaine avec son mari seulement et dans le noir, elle n’est pas issue de la communauté LGBT, elle ne fait pas partie des minorités visibles, elle n’est pas immigrante, elle n’a montré aucun désir à aucun moment envers l’agresseur, son statut social n’est pas inférieur à celui de l’agresseur, il est même préférable qu’elle soit un homme blanc hétérosexuel… L’agresseur parfait est un monstre d’inhumanité psychotique et irrécupérable. Ce n’est pas un homme ordinaire. Ce n’est pas ton chum ou ton frère. Tout ce qui déroge à ce mythe laisse planer un doute irraisonnable sur la violence sexuelle pour les tenants de préjugés sexistes déguisés en fausse neutralité qui clame la présomption d’innocence. »
« Je n'ai pas "peur" d'aller voir la police. Je n'ai pas peur de "revivre le traumatisme" - je le vis tous les jours. Je n'ai pas peur qu'ils ne me croient pas, ou qu'il me jugent et me scrutent. Je sais que c'est différent pour chaque femme et je comprend que beaucoup se méfient à juste titre de la police. Mais moi ? J'ai pas que ça à foutre. »
« L'association dont je fais partie, les Dé-chaînées lance une enquête au niveau national sur l'accueil des victimes de viol et de violences sexuelles dans les commissariats et les gendarmeries.
Sur 154 000 victimes par an, on estime qu’environ 10 % des victimes de viol portent plainte, et seule une petite partie de ces plaintes aboutissent à une condamnation. Les raisons à cela sont nombreuses : peur de porter plainte, sentiment de culpabilité, pressions extérieures, difficulté à prouver les faits… »
Jessica William à propos du harcèlement de rue.
De la « facilité » à porter plainte quand on est victime d'un viol.
TW : le texte évoque les situations suivantes : viol conjugal (sans le décrire), syndrome post-traumatique, plainte, réactions de l’entourage et de l’institution policière
La réaction saine d'un mec qui se remet en question.
(Oui, on en est là. À saluer les réactions saines tellement elles se font rares.)
« My own contentious relationship with gaming continued through high school and college: I still enjoyed playing games from time to time, but I always found myself pushed away by the sexism that permeated gaming culture. There were constant reminders that I didn’t really belong.
As a kid, I didn’t understand that this feeling of alienation wasn’t unique to me, but was part of a systemic problem. Traditionally, advertisements for mainstream games were almost exclusively aimed at men and boys. When women and girls appeared, typically it was either as eye candy or as annoying girlfriends. »
« Les hommes sont soumis au genre auquel ils sont assignés et ainsi on moquera certains hommes qui aimeraient telle ou telle activité considérée comme féminine. Mais ce qu'on moque c'est qu'un homme puisse aimer une activité aussi nulle, aussi sans intérêt, aussi ridicule que seule une femme peut aimer. Lorsqu'une femme souhaitera, elle, exercer une activité dite masculine (la politique par exemple) on lui rétorquera qu'elle n'est pas compétente pour cela. On ne moquera pas la dite activité. »
« A lot of computing pioneers — the people who programmed the first digital computers — were women. And for decades, the number of women studying computer science was growing faster than the number of men. But in 1984, something changed. The percentage of women in computer science flattened, and then plunged, even as the share of women in other technical and professional fields kept rising.
What happened? »
On trouve plus de précision sur ce tumblr : http://actuallyethics.tumblr.com/
« Se faire siffler.
Dire “Ta gueule connard, j’suis pas ta chienne!”.
Se prendre une baffe.
La rendre. »
La suite est affreusement peu surprenante…
Quand on regarde les chiffres, on constate que le #AssholeGate est moins à propos d'éthique dans le journalisme, et plus à propos du harcèlement des femmes dans le monde du jeu vidéo.
« I’d always hoped we were more virtuous than the mainstream, but it turns out we just didn’t have enough power to cause much harm. Our ingrained sense of victimization has become a perverse justification for bullying. That’s why I’m calling time on nerd culture. It’s done wonderful things, but these days it’s like a crawling horror of a legacy codebase so riddled with problems the only rational decision is to deprecate it and build something better. »
« I have not said many public things about Gamer Gate. I have tried to leave it alone, aside from a few @ replies on Twitter that journalists have decided to use in their articles, siding me against the hashtag. Why have I remained mostly silent?
Self-protection and fear. »
Voila ce que représente le AssholeGate.
PS : Quelques heures après avoir publié cette note, Felicia Day a été doxxée par ces trous du cul. Coordonnées personnelles (et des proches) postées en ligne, harcèlement, menaces.
Cette année le colloque féministe annuel de Strasbourg aura pour thème : « Les vulnérabilités au cœur des violences faites aux femmes. » et se tiendra le 20 novembre.
J'ai pas encore posé mon jour de congé, mais j'y suis déjà inscrit.
Une websérie sur une chanteuse de punk qui a fait son coming out trans à 31 ans.
Je viens de tomber sur cet article de ces vieux réacs de l'académie française : http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie qui explique pourquoi est-ce que dire « Présidente » dans le cas d'une femme qui préside une assemblée serait parfaitement ridicule.
Ils essayent tout d'abord de nous faire croire qu'ils sont aussi progressistes et ouverts que n'importe qui en affirmant : « L’Académie française n’entend nullement rompre avec la tradition de féminisation des noms de métiers et fonctions, qui découle de l’usage même : c’est ainsi qu’elle a fait accueil dans la 8e édition de son Dictionnaire (1935) à artisane et à postière, à aviatrice et à pharmacienne, à avocate, bûcheronne, factrice, compositrice, éditrice et exploratrice. »
Ce qu'ils ne disent pas en revanche, c'est que dans cette même 8ème édition parue il y a 60 ans, on trouve la définition suivante : « Présidente, n.f. : Celle qui préside une assemblée, une réunion. Elle est la présidente de cette œuvre de bienfaisance. Il se dit aussi, en certains cas, de la Femme d'un président. Madame la présidente. Madame la première présidente. »
Vous avez dit mauvaise foi ? Mais non !
« Dans un monde où sont valorisées la compétition, la force, la rigueur, la réussite, comment voulez-vous que les personnes élevées au féminin, et donc élevées à la douceur, à la gentillesse, à la compassion, aillent massivement très loin ? Il y en aura toujours quelques-unes, mais la grande majorité des femmes continuera à se perdre dans des aspirations qui ne tournent qu’autour de leur vie sentimentale et familiale, pendant qu’une majorité d’hommes continuera à être nourrie par des désirs de réussite. Elles continueront à se sentir méprisables parce que célibataires et/ou sans enfant, et à l’inverse, à se sentir valorisées par les titres ronflants de "bonne mère" et "bonne épouse" pour le temps gratuitement consacré à leur foyer, l’idée étant qu’elles se donnent "naturellement" et par "amour". »
Fin de la semaine dernière The Escapist publiait deux séries d'articles.
Un qui présentait des interviews de « female game developpers » (en marquant le genre) qui parlaient du harcèlement qu'elles subissent en temps que femmes dans le milieu du jeu vidéo et un autre qui présentait des interviews de « game developpers » (sans marquer le genre) qui parlaient du fait que les meufs de l'article d'avant elles exagèrent quand même et puis que les AssholeGaters n'harcèlent personne et que c'est juste à propos de l'éthique dans le milieu du jeu vidéo (sachant que les mecs sont allés interviewer des gars de 8chan, je vous laisse imaginer l'ambiance de ce second article)
La défense première de ce mouvement réac, sexiste et raciste était que cette salope Zoé Quinn a couché avec un journaliste de Kotaku pour qu'il écrive une bonne review de son jeu de merde. Il s'avère en fait que non seulement la liste des personnes avec qui couche Zoé Quinn ne regarde qu'elle même et que ledit journaliste de Kotaku n'a jamais écrit la moindre phrase sur les jeux de Zoé depuis qu'ils ont fait ce qui ne regarde personne.
Mais maintenant, on apprend que parmi les mecs interviewés par The Escapist, il y a notamment un auteur qui a non seulement participé au harcèlement subit par Zoé Quinn mais qui a aussi fait une campagne IndieGogo pour sortir un RPG basé sur des nouvelles érotiques où tous les hommes sont de violentes montagnes de muscles et où toutes les femmes sont des esclaves masochistes.
Campagne à laquelle a participé le journaliste de The Escapist qui a réalisé l'interview.
L'indépendance de la presse visiblement ça ne va que dans un seul sens. Devinez lequel ?