"Lorsque les parents judiciarisent leur séparation – les parents non mariés, représentant plus de la moitié des parents français, ne sont pas tenus de le faire – seuls 2% des divorces et 6% des séparations [1] se soldent par un désaccord sur la résidence des enfants, obligeant le juge à statuer selon l’intérêt de l’enfant. Dans ce dernier cas, le juge reconduit la résidence chez la mère de manière moins importante que lorsqu’il y a accord des parents (entre 65% et 69% des procédures) et se prononce plus souvent pour la résidence paternelle (entre 17% et 26% des procédures, contre 7 à 8% en cas d’accord). Enfin, la résidence alternée est adoptée dans environ 10% des procédure contre 6% à 12% quand les parents sont d’accords, selon qu’ils soient séparés ou divorcés."